Sonars.

L’univers sous-marin n’est définitivement pas un monde du silence... et ce qu’on y entend a beaucoup à raconter. Pour la science d’abord, des frottements d’antennes servant à la communication entre crustacés, aux moteurs des bateaux portant sur plusieurs kilomètres, sans oublier les crissements d’iceberg ou ce bruit de l’eau qui coule – témoignage d’une fonte régulière – la recherche se penche sur cette composante des écosystèmes marins parfois oubliée en écologie marine.

Ces paysages sonores sous-marins interpellent aussi les artistes. La Carène, salle des musiques actuelles de Brest métropole, démarre en 2018 une résidence au long cours entre artistes et chercheurs (en laboratoire, sur le terrain, en milieu scolaire, dans les lieux de musiques actuelles…). Le projet est conçu en partenariat étroit avec le laboratoire franco-québecois BeBEST, dirigé par Laurent Chauvaud, qui oriente désormais une partie de son travail de recherche en écologie autour de ces sons sous-marins.

Aux côtés de nombreux partenaires (Kuuutch, Astropolis, Oceanopolis, Ensemble Sillages, Stereolux, ...), elle fait appel aux talents de trois artistes musiciens – Maxime Dangles, François Joncour (Poing) et Vincent Malassis. Ils s’approprient ces sons, parlent en pionniers de leur valeur descriptive en science et s’immergent dans des environnements sonores, souvent inédits, devenant matière première de création et concerts audiovisuels, immersifs ou plus classiques.

La musique créée sera aussi l’ambiance sonore de la dernière section de l’exposition Arctic Blues, exposition retraçant le parcours artistique et scientifique du laboratoire BeBEST, installée aux Capucins à Brest à l’été 2019, et amenée à trouver une itinérance en France et au Québec.

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Les Fantômes se dérobent comme les Nuages.

Les fantômes se dérobent comme des nuages désigne un projet à partir duquel des notions de voyage et de paysage partent à la rencontre des mots, ceux du poète Pierre Giquel.
Avec lui, les deux plasticiens Pascale Rémita et Alexandre Meyrat Le Coz construisent le projet et invitent deux autres intervenants, le musicien François Joncour et le critique Julien Verhaeghe.

Le projet se déroule en plusieurs étapes. La plus importante d’entre elles étant celle qui consiste en plusieurs périples au cœur de l’Ouest américain.
Succédant aux pas du poète, il s’agit pour les quatre protagonistes de s’imprégner d’un univers chargé de représentations et d’imaginaires. Les grandes étendues désertiques que l’on retrouve dans les westerns, les ciels démesurément bleus, le souffle des vents ou les récits indigènes seront alors à même de constituer une matière première propice à des créations expérimentales.

Aussi, des restitutions résolument transdisciplinaires seront envisagées, aux États-Unis comme en France. Elles permettront de ponctuer les différentes étapes du projet, et de donner corps à une sémantique du déplacement qui s’appuie en grande partie sur l’impalpable, la circonstance et l’évanescent.
Une forme d’hommage au poète pourra ainsi être mise en évidence, ne serait-ce parce que c’est en restant léger et insouciant que l’on résonne le mieux avec les mots qu’il nous a laissés.

Le projet est soutenu par : Katapult, Nouveau Studio Théâtre, Beaux-arts de Nantes Saint Nazaire, Alambic'théâtre, Institut Français + Ville de Nantes

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